On vient à la Cuma pour la machine. On y reste pour le collectif.
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C'était le thème de la table ronde proposée par la FDCuma du Gers et des Hautes-Pyrénées pour son assemblée générale (vendredi 16 janvier 2026).
Effectivement, il ne suffit pas d’être en collectif pour faire de la coopération.
C’est ce qui ressort du groupe de travail mis en place par la Cuma d’Aussoso (60 adhérents autour de Sentous dans le Gers) avec l’accompagnement d’un psychologue du travail, Emmanuel Poussard, pour constituer un nouveau Bureau de Cuma avec des profils différents (âge, productions, installation dans le cadre familial ou pas…).
Les retours
Il est important de s’octroyer du temps là-dessus pour réfléchir, échanger. Car comme le matériel, un collectif doit être entretenu. On ne peut pas penser à l’avenir des Cuma sans penser à l’avenir de l’agriculture. Les Cuma sont une façon de se sécuriser une solidité économique et aussi morale.
Il faut une bonne base
Pour cela, voici les 3 ingrédients de base :
Premier ingrédient : l’intérêt économique du collectif
Second ingrédient : l’harmonie entre les adhérents (qui passe beaucoup par quelques personnes socles qui organisent des événements fédérateurs)
Troisième ingrédient : des règles travaillées entre les adhérents et écrites. En psychologie du travail on parle de coopération conflictuelle (les conflits liés au travail). Des espaces pour en discuter sont nécessaires. Un accompagnement peut être utile pour apporter un cadre et dépasser les conflits par son positionnement neutre.
Avant tout, le groupe constate que quand on discute et échange, on trouve presque toujours des solutions.
Un message d’espoir et de coopération à Rabastens-en-Bigorre aujourd’hui.