A Combret, les couverts végétaux se développent

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Dans le cadre du GIEE Sols Combretois, une rencontre coin de champs s’est déroulée mi-décembre. Deux points de rendez-vous ont été proposés au groupe pour faire un focus sur des parcelles support, à Laval-Roquecezière.

Tout d’abord, chez Xavier, qui a implanté en semis direct un blé derrière une prairie de 4 ans. Une pratique courante sur cette exploitation qui travaille sans labour depuis plusieurs années déjà.
Un résultat assez satisfaisant, présentant cependant de fortes hétérogénéités des levées, liées essentiellement à des touffes de dactyles mal décomposées qui ont gêné le fonctionnement du semoir et créé des bourrages encore visibles.


Ceci amène à échanger sur le choix des espèces de prairies, faut-il continuer à implanter du dactyle ? Quelle est la bonne stratégie de désherbage ? Penser à surveiller très régulièrement les limaces… faut-il de la fertilisation localisée ?
Autant de questions qui ont nourrit des échanges très intéressants complétés par Benoît NOUGADERE de la Confédération de Roquefort.

La seconde parcelle était située chez Jérôme, il travaille de longue date sur la simplification du travail du sol.
Cette année il a tenté d’implanter un couvert derrière céréales. Réalisé en semis direct le 20 juillet, juste après la moisson, le mélange à 25 kg/ha de colza, sorgho, vesce, navette, radis, a été semé profond pour chercher la fraîcheur.
Malgré tout, certaines espèces ont germé plus tardivement, attendant la pluie. Jérôme se pose des questions sur le bon itinéraire pour la destruction du couvert car il va y implanter une luzerne en semis direct au printemps prochain.
Plusieurs solutions s’offrent à lui, et ce sera l’occasion de les tester, broyage, mulchage… Parmi la dizaine de personnes présentes, chacun a semé des couverts végétaux cette année.

Les retours d’expérience sont passionnants et soulèvent des questions plus générales, amorçant des réflexions sur les actions à conduire.
Le GIEE a d’autres projets pour 2026, réaliser une formation sur les couverts végétaux, rencontrer d’autres groupes GIEE en Rhône-Alpes, poursuivre les échanges de pratiques et participer au programme du nouveau contrat du syndicat de rivière Tarn Sorgues Dourdou Rance.